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Des Français découvrent un traitement contre le Sida à partir d’un médicament anti-cancer

Grâce à un traitement anticancéreux, des chercheurs ont réussi à trouver un traitement potentiel anti VIH qui a déjà prouvé son efficacité sur un patient atteint.

Récemment, l’équipe du professeur Jean-Philippe Spano (département d’oncologie médicale, La Pitié, AP-HP, Inserm et université Pierre-et-Marie-Curie UPMC) ont publié leurs surprenantes observations dans la revue Annals of Oncology.

Travaillant sur un protocole anti-cancer, les chercheurs français ont fait une découverte quasi-miraculeuse par hasard et qui pourrait bien éradiquer dans le futur le virus du Sida qui jusqu’à ce jour reste incurable malgré tous les efforts des scientifiques de la planète.

Penchés sur l’étude de nivolumab, un anti-cancéreux connu pour son efficacité sur le cancer du poumon, l’organisme du patient atteint par le virus qu’ils traitaient a réagi d’une façon qui les a grandement surpris : la « décroissance drastique et persistante » des réservoirs de cellules dans lesquels le virus du sida se cache lors des attaques des médicaments antirétroviraux.

Les chercheurs sont enfin sur une piste qui permet d’éradiquer le virus du Sida par le biais d’injections d’un traitement anti-cancéreux « nivolumab »

Ainsi, étant dormantes, ces cellules qui se trouvent dans le système immunitaire, le cerveau, la moelle épinière et les gamètes ne peuvent être donc éliminées, ni par les antirétroviraux, ni par les traitements immunosuppresseurs, résultat, quand le traitement s’arrête, le virus se réactive pour contaminer d’autres cellules.

Par conséquent, le fait de trouver une manière de nettoyer ces réservoirs de cellules infectées par le virus de Sida permet aux médecins de complètement détruire le VIH des patients qui en sont atteints comme l’explique le professeur Spano :

« Les cellules dormantes infectées ne produisent pas activement le virus : elles sont infectées de manière latente. Elles se cachent dans des réservoirs dès le début de la propagation du virus. Problème : les traitements immuno-suppresseurs réactivent les cellules dormantes. Le plus souvent, cette réactivation est bloquée par des check-points, mais ces derniers ont l’indélicatesse de bloquer aussi les fonctions de défense des cellules ».

Afin de mieux comprendre le processus, il a déclaré que si le corps médical arrive à empêcher les checks-points d’agir, les cellules dormantes réactivées apparaissent plus clairement et il est donc possible pour le système immunitaire de les détecter et ainsi de les éradiquer.

Diagnostiqué séropositif en 1995 et atteint d’un cancer du poumon en 2015, leur patient de 51 ans a subi 31 injections de nivolumab, une fois tous les 14 jours depuis décembre 2016.

Par la suite, le virus du Sida qui n’était pas visible juste après les injections, s’est activé et s’est vu réduit 45 jours après :

« Nous avons mis au jour la première démonstration de ce mécanisme. Il peut être efficace sur les patients atteints du virus du sida, avec ou sans cancer et semble ne pas produire d’effet secondaire ».

Bien que les tests n’ont été effectués que sur un seul patient jusque-là, les résultats se sont avérés très prometteurs et porteuses d’espoir en attendant d’être vérifiées chez d’autres patients.

Si le traitement démontre une véritable efficacité prochainement, ce serait une véritable avancée scientifique et l’on pourrait enfin se débarrasser de ce fléau qui fait énormément de victimes dans le monde