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La fonte rapide d’un glacier en seulement 4 jours au Canada !

La fonte rapide d’un glacier a modifié l’écoulement des eaux dans le territoire du Yukon, au nord-ouest du Canada.

La fonte rapide d’un glacier provoqué par le changement climatique a modifié l’écoulement des eaux dans le territoire du Yukon.

Cette fonte a provoqué l’assèchement d’une rivière en seulement 4 jours ! Un phénomène connu des scientifiques, mais qui n’avait jamais été observé jusqu’à ce jour

La fonte rapide d'un glacier en 4 jours seulement.
La fonte rapide d’un glacier en 4 jours seulement.

Baptisé « piraterie fluviale » par les chercheurs, la rivière Slims qui tirait autrefois sa source du glacier Kaskawulsh culminant à plus de 2000 mètres d’altitude près de la frontière avec l’Alaska, a cessé d’être alimenté  à cause d’une redirection des eaux. C’est en effet la fonte rapide d’un glacier provoquée par le réchauffement climatique, qui a modifié un réseau hydrographique du territoire du Yukon (nord-ouest) au Canada.

Le glacier Kaskawulsh ayant reculé d’un kilomètre et demi en un siècle, ses eaux ont cessé d’alimenter la rivière Slims et ont été « détournées » vers le lit de la rivière Alsek, qui débouche sur l’Océan pacifique. Un assèchement brutal de la rivière canadienne qui s’est fait en seulement 4 jours.

La rivière Slims, asséchée depuis la fonte du Glacier.
La rivière Slims, asséchée depuis la fonte du Glacier.

Au printemps 2016, les scientifiques avait remarqué qu’une partie de la fonte du glacier, qui alimentait depuis des centaines d’année la rivière Slim, vers le nord, avait commencé à se déverser vers une autre rivière, au sud. « Quand nous sommes allés sur la zone pour effectuer des mesures de la rivière Slim, nous avons découvert que son lit était presque à sec », a déclaré le géologue James Best. «  A l’opposé, l’Alsek, dont la taille était auparavant équivalente à la Slims, est désormais 60 à 70 fois plus importante ».

Avec le réchauffement de la planète, «l’habitat naturel est altéré» et conduit à des changements «dramatiques» avec des modifications dans la chimie et la biologie des eaux concernées, a expliqué Gerard Roe, professeur à l’Université de Washington à Seattle (nord-ouest des États-Unis).

Rappelons que ce phénomène est qualifié d’inédit par les scientifiques, puisqu’il prend habituellement plusieurs années.